La courbe de demande (en bleu) représente la disposition à payer des consommateurs pour chaque unité. Elle est décroissante : plus le prix est élevé, moins les consommateurs souhaitent acheter. La courbe d'offre (en vert) représente le coût marginal de production. Elle est croissante : produire davantage coûte de plus en plus cher. Le paramètre de courbure (α pour la demande, β pour l'offre) permet de capturer des formes non linéaires : α = 1 donne une droite, α > 1 une courbe convexe, α < 1 une courbe concave.
L'équilibre de marché (● point rouge) se situe là où l'offre et la demande se croisent. À ce point, la quantité que les consommateurs souhaitent acheter correspond exactement à celle que les producteurs souhaitent vendre. Toute déviation de cet équilibre — par une taxe, un contrôle de prix ou un quota — crée une perte d'efficacité.
Le surplus du consommateur (SC, zone bleu clair) mesure le gain des acheteurs : c'est la différence entre ce qu'ils sont prêts à payer et ce qu'ils paient effectivement. Le surplus du producteur (SP, zone vert clair) mesure le gain des vendeurs : c'est la différence entre le prix reçu et leur coût marginal. La somme SC + SP constitue le surplus total, une mesure du bien-être économique.
L'élasticité-prix mesure la sensibilité de la quantité demandée (ou offerte) à une variation du prix. Elle est calculée au point d'équilibre. Une élasticité inférieure à 1 en valeur absolue indique une demande (ou offre) inélastique ; supérieure à 1, elle est élastique.
Une externalité est un effet sur un tiers non pris en compte par le marché. Lorsqu'il existe des externalités de consommation ou de production, l'équilibre de marché n'est plus optimal socialement. On définit alors le bénéfice social marginal (BSM, courbe pointillée bleue) et le coût social marginal (CSM, courbe jaune).
L'optimum social Q* (● point noir) se situe à l'intersection de BSM et CSM. Lorsque Q échangé diffère de Q*, il y a une perte sèche (zone violette) : c'est le bien-être social perdu par rapport à l'optimum.
Une taxe crée un écart entre le prix payé par le consommateur et celui reçu par le producteur. Elle peut être par unité (montant fixe par unité) ou ad valorem (pourcentage du prix de marché). Une subvention a l'effet inverse. La recette fiscale nette de l'État est la différence entre les taxes perçues et les subventions versées.
En l'absence d'externalité, toute taxe ou subvention engendre une perte sèche. En revanche, une taxe bien calibrée peut corriger une externalité négative (taxe pigouvienne) et rapprocher le marché de l'optimum social.
Un prix plafond fixe un maximum légal en dessous du prix d'équilibre, créant une pénurie. Un prix plancher fixe un minimum au-dessus, créant un surplus. Un quota limite directement la quantité échangée. Dans tous les cas, une perte sèche apparaît.